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mardi 16 février 2010, par
Nos propositions pour un nouveau mode de développement doivent être appréciées en fonction de la dimension nationale que nous voulons donner à notre campagne. Cette dimension doit aussi tenir compte des réalités régionales qui doivent être mises en relief ainsi que les compétences régionales.Pour autant, chacun s’accorde à dire qu’il est indispensable pour se donner les moyens d’une telle politique de créer tous les outils nécessaires à sa mise en place. Les représentants souhaitent aussi que soient dégagées des propositions phares (sans pour autant en faire une liste exhaustive), des propositions qui donneraient une forte lisibilité à notre projet et à la campagne que nous voulons mener pour ces élections régionales.
Des services publics pour l’aménagement et le développement durable de nos départements.
Ainsi un débat sur les transports a capté une grande partie du débat notamment sur la proposition d’un TER gratuit pour tous et les moyens à mettre en œuvre pour son financement. Cette proposition pourrait être portée comme une proposition phare de la campagne. Mais elle ne fait pas tout à fait consensus sur sa portée (régionale ou nationale). Il ne fait aucun doute qu’elle doit être relayée nationalement car son financement doit être pris sur les moyens de l’Etat et du Patronat. Cette proposition qui a vu le jour en PACA met à contribution les entreprises – la redevance des autoroutes – ainsi que le produit des radars. La proposition de la création d’un syndicat mixte régional des transports est avancée. Il regrouperait l’ensemble des modes de transports collectifs et des collectivités territoriales à l’exemple du STIF de la région parisienne. Avant tout autre investissement un moratoire est demandé pour faire l’état des nouvelles lignes d’intérêt départemental qui pourraient voir le jour et que nous pourrions annoncer dans notre campagne.
Globalement la compétence des transports doit être envisagée comme un axe fort de notre politique régionale en matière de structuration et d’égalité entre les territoires. Notre volonté politique doit s’afficher dans la prise en compte de la SNCF non pas comme un opérateur de transport mais comme un outil de service public au service de la nation soucieux de l’intérêt général. Il doit être un acteur du développement de notre politique dans les dimensions économiques – sociales – écologiques – et démocratiques.
Sur la compétence économique de la région, le débat s’est engagé sur la promotion d’entreprise en SCOP et Coopératives. (Créations d’entreprises, reprises d’activité par les salariés, monde viticole et agricole). La région doit se contenter d’agir exclusivement sur l’économie sociale et solidaire ; à contrario des aides données par la région aux entreprises capitalistes. Sur ce sujet vaste, il y a un désaccord sur le fond. En effet, si l’aide à la promotion de l’économie sociale et solidaire doit être une idée force de notre campagne, la compétence de la région ne se limite pas à ce seul secteur. Ce serait une erreur politique de mettre toutes les entreprises de la région dans le même sac. Sachant que 90% du tissu économique et donc des emplois sont issus des PME, de l’artisanat et de l’agriculture. La région doit être un lieu d’orientation et de soutien à l’économie régionale dans la perspective de combattre le chômage, d’améliorer la qualité des emplois, et de les pérenniser, en rupture avec les logiques libérales sur la baisse du « coût » du travail et la concurrence libre et non faussée.
Un débat politique s’est engagé sur le sens que la région pourrait donner à cette bataille idéologique dans cette période de crise du capitalisme. Ainsi le retour du politique dans le débat sur l’économie semble être une bataille essentielle pour cette campagne. Plusieurs mesures pourraient être annoncées dans la volonté de créer un établissement public de financement de l’économie locale qui regrouperait les banques mutualistes, les organisations patronales et syndicale, la Région. Ainsi que dans la création d’un fond régional pour le développement de l’emploi et de la formation. Ces établissements auraient comme mission d’orienter et de garantir l’investissement des banques dans l’économie réelle. Ainsi que la volonté de contractualiser avec les entreprises non capitalistes acceptant les objectifs de la région en matière économique, sociale, écologique et démocratique.
Facteur d’équilibre indispensable à une politique de relocalisation de l’activité économique et donc de réimplantation de site industriel en région dans la réappropriation des terres aujourd’hui en friche, d’autres outils comme les OPF doivent être réorientés.
A ce sujet la proposition d’un observatoire des inégalités territoriales doit être créé car il permettrait d’avoir une vision très précise de l’impact des politiques régionales dans les différents départements. Une politique inégalitaire qui a conduit à la polarisation des richesses sur Montpellier et son agglo et à la désertification de nombreux cantons. Les maisons de la région à l’étranger doivent être supprimées au profit de maisons départementales car elles ne correspondent en rien à la politique que nous voulons mener.
D’autres domaines ont été explorés notamment l’agriculture avec la promotion de filières bois en Régie en SCOP ou coopératives compte tenu de l’énorme potentiel de notre région. Mais aussi dans la relocalisation d’industries travaillant le liège dans les P.O. Les filières courtes doivent être privilégiées notamment en finançant des marchés fermiers couverts en partenariats entre les communes – départements – et région.