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Atelier solidarités sociales et territoriales

mardi 16 février 2010, par Webmestre

Introduction

En référence au protocole d’accord entre les organisations, la liste « à gauche maintenant » refuse la logique de concurrence et de compétition entre territoires et se positionne pour une solidarité et un rééquilibrage entre les territoires de la région.

Le thème de cet atelier touche aux questions d’aménagement du territoire. La question se pose de la remise en question du schéma régional d’aménagement du territoire et de développement durable du territoire, qui vient d’être élaboré par la région dans une prospective à 2030, et dans le cadre du contrat de plan Etat-région 207-2013.

Quelques lignes de force dans les propositions

  • La relocalisation de l’activitéAffirmer une volonté de relocalisation économique et sociale : chercher à pouvoir travailler, se loger, faire ses démarches et ses achats, sur un même territoire, ce qui permettra de diminuer les transports contraints. S’opposer à l’expansion urbaine, remettre en question le zonage.
  • Les zones urbaines sensiblesNe pas laisser la question de l’aménagement des quartiers populaires à la seule responsabilité de l’Etat et des communes. Un plan global pour les ZUS est une priorité : services publics, entreprises, culture. Stopper la fragmentation urbaineUtiliser et développer l’outil de l’établissement public foncier dans le but d’agir contre la spéculation, de favoriser l’habitat social.Faire une fiche argumentée sur l’urbain repensé. Vers une « écologie urbaine »
  • L’aménagement du littoralRepenser l’aménagement du littoral sur la plan de l’économie, de la pêche, du tourisme, du culturel, de l’aménagement, en lien avec l’arrière pays (toujours dans la logique de solidarités entre régions)
  • Le plan campusOpposition à la logique du plan campus qui met les universités en concurrence.Dans la répartition des fonds attribués (320 millions d’euros) pas de polarisation sur Montpellier et développement d’autres pôles universitaires dans la région.
  • Les transportsNous proposons la tenue d’états généraux du transport sur la question du déplacements des hommes et transport des marchandises, qui permette de favoriser un réseau régional de qualité, et de relier la question du transport régional à celle du transport départemental (compétence conseil général) et urbain (compétences communes et agglo) : ces débats décentralisés seraient ouverts aux citoyens, syndicats, institutionnels, entreprises.Le principe de la gratuité des transports a été acté dans le groupe pour certains publics (jeunes en formation ou scolarisés, allocataires de minimas sociaux, travailleurs pauvres, demandeurs d’emploi…), cette gratuité pouvant être financée par la réaffectation de certains fonds (maisons de la région à l’étranger) ou par certaines taxes (TIPP) et contribution du patronat. La question de la gratuité totale n’a pas fait consensus : certains souhaitent la gratuité totale comme une mesure forte et symbolique à la fois sociale et écologique (incitation à utiliser les transports en commun plutôt que la voiture individuelle) ; d’autres évaluent que le financement de cette mesure ne peut être assuré aujourd’hui et que pour être crédible, on doit avancer la proposition « aller vers des transports gratuits ».
  • La solidarité internationale, symbolique du combat contre l’implantation d’AgrexcoLa région sera solidaire d’autres peuples, en particulier ceux du Sud méditerranéen.A ce titre, le combat contre l’implantation dans la région de la société Agrexco est symbolique : arguments de droit international (produits issus de colonies israéliennes) et de solidarité avec le peuple palestinien, arguments écologiques (transport de marchandises) et économiques (relocalisation de la production agricole).
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